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Vendredi 20 juillet 2007

Sed Realistas, Pedid Lo Imposible

Ernesto Rafael Guevara de La Serna

 

   Quoi que je ne sois pas un adorateur du Che, je suis cependant d'avis à partager la citation que je retiens de lui. Plusieurs de mes nuits censées me noyer dans le sommeil réparateur passent dans un blanc on ne peut plus limpide en dépit de mes engagements des journées qui les suivent. Un "fâcheux" caprice, dirais-je, de l'une de mes activités les plus fréquentes: d'agréables séances de réflexions longues, tortionnaires.

   Je n'aime pas l'indécision, et je ne porte pas dans mon coeur les actes qui me rabaissent. Pourtant, nature humaine comme toutes les autres, j'ai mon propre lot de contradictions et de paradoxes. Que dire sauf que je me retrouve à penser à compromettre ce que je ne peux réparer. Je n'aime pas les compromis... Je les hais. J'ai tant de fois été catégorique, mais -pour comble- j'ai accepté les compromis plus que je n'ai été irrévocable.

   Ce soir, je ne trouve pas le sommeil. Et d'entre quatre murs et une fenêtre ouverte sur une cîme timidement maquillée d'étoiles, j'écris ce qui me passe par l'esprit. J'espère entendre une voix, qui viendrait de nulpart. Un inconnu qui m'est familier, je ne me perdrai pas. Je la reconnaîtrai, puisque je l'avais toujours à mon ouie. Je prends mon téléphone... Appeler ? Rabattre le téléphone sur le divan ? Compromettons la chose et... DONNONS un bip. Très belle initiative que voilà, je tire avantage du Compromis ! Moyennement flatteur pour une facétie nocturne.

   Je remets l'engin à sa place. A présent, je me dois de RÊVER. Musique en sourdine, des chansons qui, à travers diverses époques, ont donné un sens à un bris relationnel, une relation humaine plus ou moins durable (dans un intervale limité) ou une passion continuellement nourrie. Les sons ont souvent décidé mes idées, déterminé mes choix, et précipité certains de mes FIASCOS !

   A cet instant, je reviens au peu de lucidité que me laisse la douleur physique que j'endure depuis deux jours. Je revois le titre de l'article, me souviens de l'objet d'insérer une citation, et je réalise que je fais un respectable Hors-Sujet que les cancres de classe savent si bien faire. Je suis un cancre, de la vie. Etourdi comme une de mes institutrices me le répétait souvent. A l'âge de 12 ans, je mesurais le double de sa taille et elle me criait du bas de mes hanches: "Omaaaaar, que fais-tu ? - Oui Madame, j'entends ! Tu entends, Dieu Merci. Mais tu n'ECOUTES pas! -Euh..."  

   Les bonnes coutumes du primaire sont d'apparente logique des traits qui reviennent la nuit, hanter mes soirs solitaires, blancs, livides même. Tout cela pour dire que peu de sujets me maintiennent dans une réflexion unitaire et logique. des sujets comme ma place entre les hommes, mon lendemain prochain, et -pardessus tout- TOI ! Oui, toi...

   Ma raison est conditionnée, par une présence que je souhaite toujours. Impossible ? Non ! Je suis demandeur et preneur de tout.

   Ecrire, Népenthès d'un soir et Ambroisie de tous les soirs. Et un dernier soupir d'une chanson qui vient de passer en me laissant un doux soupir: "Si oublié des dieux, j'échouais vers une île... Tu serais celle-là"

Je ne te dis pas Adieu, je ne te dis pas Aurevoir.

Souviens-toi de tes mots.

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Jeudi 19 juillet 2007

    Je ne te demanderai jamais pourquoi. Je ne veux pas savoir ce que tu as été en mon absence. Je souhaite revenir à des moments évaporés par erreur, ou par oubli. Maintenant que j'ai la douce conviction que les choses reviennent à l'équilibre après avoir basculé dans la démence de ce que je n'ai pu contrôler de moi même. Je n'ai pas eu de seconde chance, et je crois que j'y ai un droit irréfutable. En vertu de tout, envers et contre tout.

    Je n'ai plus de haine à vomir, ni de rancunes à te dire. J'ai repris le dessus sur mes démons. Et bientôt, je te reprendrai. J'en fais un point d'honneur.

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Lundi 16 juillet 2007

 

Un Caprice qui ne fait de mal à personne... J'ai voulu mettre cette photo par simple envie. Pour que tu la regardes.

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Dimanche 15 juillet 2007

 

 

   D'étranges us et moeurs sociales engendrent par la force du temps et de l'élocution populaire des règles dont la pertinence tient d'un peu de tout. De la nature, du tempérament des hommes et des murs de leurs villes.

   Je m'étonne souvent des moeurs de ma ville, moi qui y suis né et qui y ai vécu la quasi-totalité de mon "presque quart de siècle"... Mon étonnement laisse souvent place à de la stupeur. Un état d'âme qui est souvent confus, ma propre identité s'y trouve perdue, inexacte. Malfaite, dirais-je, par la force des choses.

   Je suis Amazigh d'un côté, fier rejeton des glorieux Zayane-Amahzoune. Je suis né à Fès, terre proclamée "Mecque de l'Afrique", cité spirituelle (l'est-elle vraiment?) et "Chef-lieu" des revendications grotesques des titres Chérifiens proclamés du jour au lendemain à l'aube de l'indépendance du "Royaume Chérifien". La semance parentale a été portée par les vents, a germé à Fès et a accouché d'un Amazigho-Fassi. Ironie d'une naissance quelque peu révélatrice de tares tues ou citées à demi-mot dans une société qui prétend être un étendard de Tolérance (qu'est-ce que la Tolérance ?).

   Juin et Juillet 2007, des voyages quotidiens à Rabat... Une navette qui ne me fatigue pas. Au contraire, cela est le moment propice de laisser mes réflexions fatiguer mes neuronnes. Le sommeil qui suit les ébats intellectuels d'un voyage en train est souvent salutaire. Malgré la chaleur, l'air conditionné qui ne marche qu'à 7 heures du matin au lieu de faire son effet aux heures de canicule, je me prête à de telles conditions car le "Génie" est toujours l'enfant des gestations douloureuses. (Quel sarcasme)...

   Un vendredi en train, jour saint des croyants pour les réflexions saintes, j'ai été interpellé par une dame Fassie assise à côté de moi et qui prônait dans les extrêmes les moins supportables la gloire des Fassis. Elle ne tarissait pas d'éloges. Cela m'avait rappelé un adage qui m'avait souvent faire rire: "Les Fassis, les purs et authentiques, étaient ceux qui transpiraient des FESSES." Cela a pourtant une certaine pertinence, car Fès et Fesses sont d'agréables homophones.

  A deux heures et demi de la fin du voyage, la réflexion sur l'adage avait débuté. Prouver ses origines par un phénomène naturel que je nomme "transpiration postérieure". Quel genre d'hommes sommes-nous pour tenter l'intentable et mieux faire que Darwin et sa théorie de l'évolution ? Il faisait très chaud, le soleil battait sur ma tête et de ceux qui partageaient le compartiment avec moi. Je ne me rappelle plus de la suite, je m'étais assoupi. L'oreiller qui m'accompagne avec mon ordinateur portable m'avait aidé à tomber dans les "paumes".

   Deux heures et demi plus tard... Fès! Fès ya Fès ! Tout le monde se lève pour sortir du train. Un voyage comme tant d'autres... A quelques différences près. Je me lève, moi l'Amazigh héritier d'Imazighen, range mes affaires et m'apprête à sortir. Je redresse ma chemise et en la tendant de dos, j'arrange ma ceinture et mon patanlon. J'ai du mal avec le pantalon, car il me colle derrière. Le choc ne se fait pas attendre.

 

Mon Dieu, Serai-je Fassi ?

   

   

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Samedi 14 juillet 2007

Mira bien, todo va mal y todo esta al reves

y tal vez no haya una secunda vez

Para Mirar las rosas rojas del Eden...

 

   Pour la personne qui m'a chanté Buleria... Et Quitame La Ropa... Ropa Del Silencio...

  A Très bientôt... Pour d'autres signes du Destin et du Ciel. Notre Ciel, le toit que nous partagions.

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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