Sed Realistas, Pedid Lo Imposible
Ernesto Rafael Guevara de La Serna
Quoi que je ne sois pas un adorateur du Che, je suis cependant d'avis à partager la citation que je retiens de lui. Plusieurs de mes nuits censées me noyer dans le sommeil réparateur passent dans un blanc on ne peut plus limpide en dépit de mes engagements des journées qui les suivent. Un "fâcheux" caprice, dirais-je, de l'une de mes activités les plus fréquentes: d'agréables séances de réflexions longues, tortionnaires.
Je n'aime pas l'indécision, et je ne porte pas dans mon coeur les actes qui me rabaissent. Pourtant, nature humaine comme toutes les autres, j'ai mon propre lot de contradictions et de paradoxes. Que dire sauf que je me retrouve à penser à compromettre ce que je ne peux réparer. Je n'aime pas les compromis... Je les hais. J'ai tant de fois été catégorique, mais -pour comble- j'ai accepté les compromis plus que je n'ai été irrévocable.
Ce soir, je ne trouve pas le sommeil. Et d'entre quatre murs et une fenêtre ouverte sur une cîme timidement maquillée d'étoiles, j'écris ce qui me passe par l'esprit. J'espère entendre une voix, qui viendrait de nulpart. Un inconnu qui m'est familier, je ne me perdrai pas. Je la reconnaîtrai, puisque je l'avais toujours à mon ouie. Je prends mon téléphone... Appeler ? Rabattre le téléphone sur le divan ? Compromettons la chose et... DONNONS un bip. Très belle initiative que voilà, je tire avantage du Compromis ! Moyennement flatteur pour une facétie nocturne.
Je remets l'engin à sa place. A présent, je me dois de RÊVER. Musique en sourdine, des chansons qui, à travers diverses époques, ont donné un sens à un bris relationnel, une relation humaine plus ou moins durable (dans un intervale limité) ou une passion continuellement nourrie. Les sons ont souvent décidé mes idées, déterminé mes choix, et précipité certains de mes FIASCOS !
A cet instant, je reviens au peu de lucidité que me laisse la douleur physique que j'endure depuis deux jours. Je revois le titre de l'article, me souviens de l'objet d'insérer une citation, et je réalise que je fais un respectable Hors-Sujet que les cancres de classe savent si bien faire. Je suis un cancre, de la vie. Etourdi comme une de mes institutrices me le répétait souvent. A l'âge de 12 ans, je mesurais le double de sa taille et elle me criait du bas de mes hanches: "Omaaaaar, que fais-tu ? - Oui Madame, j'entends ! Tu entends, Dieu Merci. Mais tu n'ECOUTES pas! -Euh..."
Les bonnes coutumes du primaire sont d'apparente logique des traits qui reviennent la nuit, hanter mes soirs solitaires, blancs, livides même. Tout cela pour dire que peu de sujets me maintiennent dans une réflexion unitaire et logique. des sujets comme ma place entre les hommes, mon lendemain prochain, et -pardessus tout- TOI ! Oui, toi...
Ma raison est conditionnée, par une présence que je souhaite toujours. Impossible ? Non ! Je suis demandeur et preneur de tout.
Ecrire, Népenthès d'un soir et Ambroisie de tous les soirs. Et un dernier soupir d'une chanson qui vient de passer en me laissant un doux soupir: "Si oublié des dieux, j'échouais vers une île... Tu serais celle-là"
Je ne te dis pas Adieu, je ne te dis pas Aurevoir.
Souviens-toi de tes mots.
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