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Dimanche 11 mars 2007

"Cherche-moi, casse mon silence

au souffle de ta voix qui m'appelle

aux amours d'hiers, à tant de résonances

Chantant ton image qui me harcèle..."

O.A II

    J'ai le coeur serré. Qui es-tu pour me harceler ainsi? Et Qu'ai-je en moi pour te devoir tant de rêves tourmentés de ta grâce, embrasés de mes élans que j'étouffe à ta vue. Mes yeux ne te voient pas, ma passion te dessine, mes émotions me parlent de toi et me disent au matin que tu m'es interdite et m'ouvrent le soir des cieux pour te trouver, toi que le voile couvre.

   Je ne trouve pas le flot de tes amours sur les sillons de mon être, mes rides sont sèches et manquent de tes larmes, de tes rires. Elles manquent de tout toi, elles sont dépeuplées. Nues.

    On se trouvera, mes sens s'abreuveront de tes sources. Je ne te trouve pas encore, pourtant je sais où tu te caches. Viens vers moi, étreins moi... Que ne donnerai-je pour m'enivrer de toi et m'épargner cette sobriété empoisonnée. Viens vers moi...

"Te Busque De Bajo De La Piedras Y No Te Encontre

En La Manana Fria Y La Noche, Te Busque

Hasta Enloquecer

Pero Tu Llegaste A Mi Vida Como Una Luz

Sanando Las Heridas De Mi Corazon

Haciendo Mi Sentir Vivo Otra Vez..."

N.F & J. 

 

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Samedi 10 mars 2007

"J'ai appris tant d'accords et de signes

Pour en user et marquer ton impression

Bien que luisants et harmonieux sur ces lignes

Mes mots trahissent mon trop plein d'affection

 

Il vaudrait mieux que l'on s'égare

Entre deux souvenirs dans une ruelle,

On s'emportera dans la colère du blizzard

Incertains dans ma misère et ton silence cruel..."

O.A II (Revoir Un Printemps , Noir & Blanc)

 

    L'injustice prend souvent des allures qui frôlent l'impertinence ou sont simplement hors d'appréhension. Des allures qui nous échappent. Pleurer un ami ou plaindre un amour sont les allures incernables. Un réveil matinal qui pince le coeur, des yeux qui s'ouvrent pour constater qu'une main invisible vient presser viscéralement l'âme. On sent l'emprise au coeur, une amertume qui monte au gosier, empoisonne l'air qu'on respire. Et on pleure sans larmes; on les ravale peut-être...

    "Je suis venu hier à ton enseigne, j'ai poignardé ma dignité aux lâmes de ton amitié". Bourreau de soi; voilà ce qu'était que de vouloir secourir une amitié agonisante sur le chevet de ton ingratitude. Des yeux se baissent dans la grâce d'une nature agréable. "Ne me déçois pas"... Est-ce là rendre l'élan de bonne foi ? L'injustice est vouloir réparer le mal d'autrui et cueillir finalement des épines d'ingratitude.

   L'air est le même pour le commun des mortels, il en sera autant pour un Soleil las de ses ascensions et de ses chutes. Dans sa retraite, j'ai eu ses paroles et ses douleurs.

   Pour une fois, j'ai su qu'il arrivait au Soleil -de sa grâce et de son orgueil- de pleurer. Je ne l'ai pas vu, je crois l'avoir entendu pleurer.

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Lundi 5 mars 2007

"Réjouis Toi À La Prédilection Du Coeur

Et Aux Plaisirs Des Yeux

Admire, Sois Témoin De L'oeuvre

Qui Vient De Voir Le Jour."

Palais Royal El Feidha, Tafilalet. Maroc

 

    Comme les palais peuvent être des expressions de règne et d'intrigues politiques, de tels endroits sont aussi témoins de précieuses beautés pour l'âme. Elles y sont ancrées quelque part, sur le bois ou le fer forgé. Sur le plâtre aussi, comme en témoigne ce vers, vieux comme le temps. Vieux comme la passion humaine.

    Il me rappellera qui tu es, il me rappellera à mon essence: je vis du regard aimant tes charmes, et je respire des émotions qui font vivre les amours séculaires. Je n'ai pas besoin de lever les yeux plus haut pour te trouver, je me retourne et je te vois. Je te vis, je te respire. Mon voeu est que tu me vives, que tu me respires.

    Je me souviendrai de ces paroles vieilles et pourtant belles et sans rides; belles comme toi, inlassablement jeunes comme tu le seras aux plaisirs de mes yeux et à la prédilection de mon coeur.

    El Feidha, sans illusions. Aucune...

 

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Samedi 3 mars 2007

 

    Comme tant de rêves et de souhaits nous révèlent autant de passions, d'autres évidences nous égarent. Des évidences effrayantes, du sable mouvant sous les pieds au moindre mot trahissant des envies péniblement retenues.

     Je te cherche, je suis tes parfums et ta voix. Je m'égare entre mes convictions, je trouve plusieurs chemins et je ne sais pas lequel me ferait trouver une seule évidence: toi. Les yeux au sol, tant de traces et je ne sais laquelle est la tienne. Je lève les yeux au ciel, et je ne vois rien. Je ne suis pas prophète, je n'aurai pas d'oracle.

     Je monterai au sommet de la dune, peut-être te verrais-je. Peut-être me verrais-tu et, ainsi, me ferais-tu signe de venir à toi, venir sur ton sentier te trouver.

     Je connais ton chemin, je crains l'illusion car ton nom est Mirage... 

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Vendredi 2 mars 2007

    Dans les recoins ombragés des dunes, on entrevoit des eaux, des éclats de lumière. Les mûrs blanc des flancs sablés, on dessine nos envies. Je dessine les miennes, et je les fais vivre. Dans un Palais aux mûrs blancs, avec un Harem qui ne ressemble pas à ceux du temps des Sultans et des Emirs.

    Une ombre apaisante adoucit la chaleur de l'air sulfureux sur la peau. Je peux enfin décontracter mes rides forcées et ouvrir mes paupières. Le reflet du soleil sur le sol blanc m'aveugle toujours. Nébuleuse. La lumière est nébuleuse... J'entrevois des voiles, un léger vent frais souffle enfin. Nonobstant, j'ai toujours du mal à définir ce que je vois.

    Une silhouette s'évanouit d'entre les voiles, berce la brise qui souffle dans le palais. Elle envoûte, endort. elle est fille du desert, baptîsée sur le sable fin.

    C'est une illusion...  

   

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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