Legum Servi Sumus Ut Liberi Esse Possimus
Nous Sommes Esclaves Des Lois Pour Être Un Jour Libérés
{Marcus Tullius Cicero, Cicéron}
Souvent au lieu de réfléchir sur une éventuelle cohabitation des tares et de vertus, l'on se perd dans des débats sur l'ascendant supposé d'un clan sur l'autre. Des calculs de validité ne sont dans ce cas qu'un égarement dans la oisiveté des discours qui ruminent l'apologie du Bien sur le Mal, le choix de la Morale et de l'Ethique au dépens d'un large éventail de vices moraux.
Découle de ma réflexion un lien, pour le moins pertinent à mes yeux, avec la loi comme esprit essentiellement bon. C'est en vertu de cet esprit-là qui incite la raison à une droiture de conscience que j'essaie de réfléchir sur la possibilité de concilier le Bon et la Brute dans une même entité humaine. Un Bon honorant un contrat moral l'obligeant à une attitude correcte vis à vis de lui même, des normes et valeurs convenues pour que l'on soit ce BON aimant la loi; et une Brute, n'en faisant qu'à ce que le langage du profit et de l'abus dicte à l'instinct (il ne s'agit plus de raison) avide et naturellement insatiable. En un sens, je parodie Dr. Hyde & Jeckyll à ma façon et au gré de mon caprice littéraire.
J'ai beau chercher des cas de figures où les individus fondent cette cohabitation antagoniste à l'écart de la société, et je suis toujours tombé dans la conclusion cuisante que j'échouais avec brio à dévier ce cul-de-sac. J'ai la nette conviction que la présente réflexion n'a aucun intérêt académique ni même le simple attrait de curiosité, mais je cède sous le poids d'une ironie âpre. Je trouve pourtant un exemple de cohabitation douteuse, mais certaine nonobstant, à plus large échelle: Le Maroc.
D'ores et déjà, j'entends être corrompu sans concéder mes gains moraux. Je veux par cette identité que je me fais être vertueux, attaché à l'éthique que j'ai toujours connue tout en acceptant de subir, constater et d'engranger une attitude moralement vicieuse. Je consens à cautionner la corruption, quelle qu'elle puisse être, et à prêcher l'abus de pouvoir. Je suis né sur une terre longtemps souillée par la crasse. Désormais, je veille à ce que la Morale embrasse le vice pour que l'éthique s'inspire de la crasse. La Morale, l'Ethitque et la Crasse! Voilà une devise qui ressemble à une qui existe déjà dans ce pays, que nous voyons souvent à l'horizon du regard. Blanc sur noir, sur le noir des montagnes de Vices!
Quelle honte ! Cicéron aurait été atteint de la démence la plus furieuse s'il pouvait constater que sa citation précédemment citée aux premières lignes de cet article (pour une raison que je perds à l'instant !) n'est en rien un discours sapientiel pouvant faire office d'avatar moral pour la populasse et les moeurs de tous les jours.
Je me résigne à une nouvelle forme d'assimilation, tant il m'est à présent difficile d'aller tout le temps à contre courant. Autant ressembler à la masse et m'y fondre. Une masse à laquelle je ne trouve plus d'honeur. Aucune fierté non plus à justifier cette "intégration" crasseuse.
Au cas où cela serait difficile à dénoter, trop d'aigreur mène à beaucoup d'inconsistance de logique. Que le présent article soit excusé. Il n'est en rien un sujet de fierté. Encore !
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