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Dimanche 22 avril 2007

Legum Servi Sumus Ut Liberi Esse Possimus

Nous Sommes Esclaves Des Lois Pour Être Un Jour Libérés

{Marcus Tullius Cicero, Cicéron}

 

    Souvent au lieu de réfléchir sur une éventuelle cohabitation des tares et de vertus, l'on se perd dans des débats sur l'ascendant supposé d'un clan sur l'autre. Des calculs de validité ne sont dans ce cas qu'un égarement dans la oisiveté des discours qui ruminent l'apologie du Bien sur le Mal, le choix de la Morale et de l'Ethique au dépens d'un large éventail de vices moraux.

    Découle de ma réflexion un lien, pour le moins pertinent à mes yeux, avec la loi comme esprit essentiellement bon. C'est en vertu de cet esprit-là qui incite la raison à une droiture de conscience que j'essaie de réfléchir sur la possibilité de concilier le Bon et la Brute dans une même entité humaine. Un Bon honorant un contrat moral l'obligeant à une attitude correcte vis à vis de lui même, des normes et valeurs convenues pour que l'on soit ce BON aimant la loi; et une Brute, n'en faisant qu'à ce que le langage du profit et de l'abus dicte à l'instinct (il ne s'agit plus de raison) avide et naturellement insatiable. En un sens, je parodie Dr. Hyde & Jeckyll à ma façon et au gré de mon caprice littéraire.

     J'ai beau chercher des cas de figures où les individus fondent cette cohabitation antagoniste à l'écart de la société, et je suis toujours tombé dans la conclusion cuisante que j'échouais avec brio à dévier ce cul-de-sac. J'ai la nette conviction que la présente réflexion n'a aucun intérêt académique ni même le simple attrait de curiosité, mais je cède sous le poids d'une ironie âpre. Je trouve pourtant un exemple de cohabitation douteuse, mais certaine nonobstant, à plus large échelle: Le Maroc.

    D'ores et déjà, j'entends être corrompu sans concéder mes gains moraux. Je veux par cette identité que je me fais être vertueux, attaché à l'éthique que j'ai toujours connue tout en acceptant de subir, constater et d'engranger une attitude moralement vicieuse. Je consens à cautionner la corruption, quelle qu'elle puisse être, et à prêcher l'abus de pouvoir. Je suis né sur une terre longtemps souillée par la crasse. Désormais, je veille à ce que la Morale embrasse le vice pour que l'éthique s'inspire de la crasse. La Morale, l'Ethitque et la Crasse! Voilà une devise qui ressemble à une qui existe déjà dans ce pays, que nous voyons souvent à l'horizon du regard. Blanc sur noir, sur le noir des montagnes de Vices!

    Quelle honte ! Cicéron aurait été atteint de la démence la plus furieuse s'il pouvait constater que sa citation précédemment citée aux premières lignes de cet article (pour une raison que je perds à l'instant !) n'est en rien un discours sapientiel pouvant faire office d'avatar moral pour la populasse et les moeurs de tous les jours.

    Je me résigne à une nouvelle forme d'assimilation, tant il m'est à présent difficile d'aller tout le temps à contre courant. Autant ressembler à la masse et m'y fondre. Une masse à laquelle je ne trouve plus d'honeur. Aucune fierté non plus à justifier cette "intégration" crasseuse.

     Au cas où cela serait difficile à dénoter, trop d'aigreur mène à beaucoup d'inconsistance de logique. Que le présent article soit excusé. Il n'est en rien un sujet de fierté. Encore !

 

       

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Dimanche 22 avril 2007

...

Je sens entrer la lame

En ma chair; et moi tout sourire

Donnant mon sang sans larmes,

Remémore une morale que tu fais souffrir...

 

Maintenant que je ris de ce flot

Pourpre et tiède sur de fins sillons,

J'embrasse les pas de l'ange sans Halo

Trainant un blanc, brûlant puis vacillant...

 

Je te promets moins d'aigreur

Et moins de fierté à crier aux tares

Que l'âme prêche sur les contes voyageurs

Troubadours de droits bâtards...

 

[Inachevé]

O.A II

 

 

 

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Samedi 21 avril 2007
Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Jeudi 12 avril 2007

Ne détourne pas la lumière

De mes sombres cernes

Il y a longtemps que les chimères

Ont mis mes émois en berne...

 

Ce sont des nuits que je passe

Au carrefour des joies et des peines

Au passage d'une passion lasse

Des sursauts d'une douleur soudaine...

 

Je ne rêve plus de toi

Et Je n'entends plus tes rires

Je t'ai abandonnée, toi, la foi

Je ne suis plus débiteur de tes soupirs...

 

     Cela fait longtemps

Que la rime est coite

Givrée entre deux temps

Refroidie de mes mains moites...

 

Trop de haine à vomir

Et Trop peu de temps pour viellir.

Je ne te veux plus.

O.A II

 

 

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Samedi 31 mars 2007

De battre, de frailes ailerons s'arrêtent

Un point vacille, fléchit et tombe

entre les feuilles morte et la crasse

Une luciole prend sa retraite...

O.A II (La Retraite des Lucioles, fragment-jallon)

 

    Dans les esprits et sur les visages des passions, le trépas est une fin d'un cycle. Une coupure d'un fils, celui que les Trois Parques ont tissé pour chacun de nous, une bougie à un bout et un drap blanc de l'autre. Une retraite après un passage, court ou long soit-il, avec une solde d'actions, de gestes et de paroles. La poussière peut pourrir le corps, mais elle ne bafoue pas les mots, les notres. Demeurent Vivants. Même après notre retraite.

    Je pense à la mort en cette journée de printemps, je vois mourir l'hiver sur le sein d'un Alizé qui n'est pas encore bâptisé de cette nouvelle saison. D'une nouvelle vie, qui fleurit aux bourgeons des Lilas, nourrie de l'or du ciel et couverte de pétales aux parfums de miel, est née la parole. Je te parle, je te couve. Et j'espère effacer de tes esprits le transparent du néant, la couleur de la retraite. Je l'éloigne, je la refoule entre les mûrs de douleurs lointaines, qui ne sont pas tiennes. Et ne le seront jamais.

    Beaucoup de choses ne meurent pas, car affranchies de la souffrance du corps. La passion, l'idylle et les MOTS. Comme ceux que je t'adresse, ne mourront pas. Se refuseront au trépas, s'abstiendront de la retraite.

 

    La Passion, l'Idylle et les MOTS ne meurent pas.

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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