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Vendredi 11 mai 2007

    Comme le discours est composé de plusieurs parties, j'ai préféré ne mettre qu'un premier fragment. Un échantillon qui me rappelle une belle journée de Mai 2007...

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Vendredi 11 mai 2007

 

    Par une heureuse fortune, j'ai pu accomplir certaines choses qui à la fois me rassurent tant de mon rendement personnel que de l'évolution de ma maîtrise de certaines pratiques, oratoires notamment. C'est en vertu de mes engagements au Club Diplomatique de l'Université que j'ai pu élargir des horizons d'analyses et des "prises de pouls" de certaines sphères politiques où le pouvoir et la décision se concentrent significativement.

    Outre l'animation d'un débat sur les échéances électorales en Septembre 2007 lors d'une précédente conférence en Fevrier dernier, j'ai eu le privilège d'ouvrir les festivités de la journée culturelle Américaine au sein de l'université AL Akhawayn, en présence de l'ambassadeur Thomas Riley. Un entourage rapproché du diplomate Américain essentiellement composé de l'élite universitaire: Le président, le vice président et les doyens des facultés et départements d'AUI. Être présent entre des carrures dont l'une est ministérielle tandis que les autres sont des habituées du Collège Royal (...) inspire à la fois une flatterie enivrante et une légère pression quant à assurer une présence digne de l'entourage qui me ceinture pendant toute la journée.

    Le discours d'ouverture est improvisé, je n'ai été tenu au courant de mes tâches que vingt minutes avant la cérémonie protocolaire des présentations qui se sont faites au cabinet du président de l'université, Mr. Benmokhtar.

    Je ressens une monté immédiate d'adrénaline quand je m'approche du pupitre. Je me dois d'assurer, et je ne dois pas rater l'ouverture. L'improvisation prenait plus d'imporantce même si un tel exercice est relativement devenu une habitude académique sur un plan personnel. Je m'y mets, une foule de journalistes, de professeurs et d'étudiants s'agglutine devant moi. Je n'hésite que très peu, le résultat est satisfaisant. J'en suis content ! J'en suis même fier !

   Je laisserai parler la vidéo à ma place. Pour une fois, j'ai une bonne raison d'être fier de l'impression que je laisse sur mes professeurs, le staff administratif et les étudiants... Un beau souvenir pour un étudiant de diplomatie, ambitieux et outrageusement rêveur.

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Mercredi 2 mai 2007

"Un Lilas au sein d'une femme

Caresse la chair d'un corps incandescent

D'une fille qui n'est plus entre les flemmes

Que le souvenir d'un enfant...

 

Les jours nourrissent ta bouche

Jouent des notes sur tes doigts.

Une mélodie suave et farouche

Naîtra des élans de ta voix...

 

Je m'endors à l'ombre de tes cheveux

Réveille en moi des rêves et des soupirs

Un autre "moi" qui s'en veut

Entre tes touchers et mes désirs..."

O.A II

 

Now, nothing can take you away from me

We've been down that road before

That's over now.

Keep me coming back for more...

You're all that I want, when you're lying here in my arms...

B.A

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Lundi 30 avril 2007

 

    J'en ai gros sur le coeur. Beaucoup de tourments gratuits, je ne te demande pas de m'en donner davantage. Je sais que tu ne m'oublies pas, et je sais que loin de là est ton intention. Ne t'absente pas, je n'ai pas besoin de fatiguer mes réflexions et aiguiser mes inquiétudes. Cela ne me vaut que des insomnies, des amertumes à la gorge et des plaies qui me rongent.

    Je te parle à toi, qui que tu sois. Tu es femme, tu es enfant. Tu es ma Sybille, mon bien. Epargne moi les tourments, j'en ai hérité assez de ma nature et de celle de mes aieux. Ils pèsent lourd, et je ne pourrais en supporter d'autres. Je n'arrive pas à les dire, je n'arrive pas à les sortir ces démons. Ils me font taire le trop plein qui m'empêche de dormir. Ils noircissent mes nuits, chassent mes rêves et étouffent dans le silence des airs que j'espère entendre dans mon sommeil.

    On me tue ici avant de me prendre la vie dans l'au-delà. Ne me tourmente pas, je suis FATIGUE.

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Mots du Poète
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Vendredi 27 avril 2007

"J'ai la médiocrité en horreur!"

Feu Hassan II, Roi du Maroc.

    Si j'ai emprunté le buste de Marianne à la République Française, c'est pour la simple raison que la devise de ma patrie est depuis qu'elle a pris sa retraite sur les montages et les monticules ravagée par la carie. Par l'homme, le "Khel Rass", une espèce ingrate accusant la même physionomie et la même physiologie humaines et pourtant déroge au genre par une malice corrompue à la moelle.

   Le buste de Marianne symbolise tant l'histoire d'une démocratie aux couleurs de la France, l'Afrique et les Amériques que le sang et la teneur d'actes et paroles ayant fait de la femme en marbre plus qu'une simple effigie. C'est un temple et une mère pour chacun et tous ceux ayant levé la voix et le pas pour et vers la Liberté, l'Egalité & la Fraternité. Je n'envie à la France que très peu, et souhaite une immensité de voeux à la terre qui m'a enfanté.

   J'ai été invité à une conférence organisée par le Club Diplomatique Marocain à Rabat à l'occasion de la journée nationale de la Diplomatie Marocaine. Cela était en quelque sorte le volet "fioriture académique" précédant la signature d'une convention de partenariat entre le Club Diplomatique Marocain (CDM) et le Club Diplomatique d'Al Akhawayn University (AUI-DC). J'ai eu l'heureux hasard de prendre conscience d'un certain nombre de convictions qui venaient à la fois me rassurer d'un avenir proche et m'attrister de décénies perdues dans la médiocrité. Une conférence où les calvities sont de mise, des salutations protocolaires entre des compagnons de sentier se connaissant depuis l'époque où mon propre grand-père ne distinguait pas encore un bouton de chemise d'une pièce de 20 centimes.  Je m'étais senti tout petit en prenant place entre des gens dont le moins "prestigieux" se peaufinait dans des aparats on ne peut plus prestigieux: Rolex au poignet, Rey Shoes aux pieds des femmes et un festival de parfums plus enivrants les uns que les autres. Une Orgie de Dandys Marocains!

    Je m'attendais à un raffinement des moeurs accompagnant spontanément  le luxe vestimentaire excessivemt exhibé. A part quelques étincelles de réconfort, le débat académique tel qu'il était supposé être n'a fait apparition que sur les programmes de la rencontre. Une aubaine... Je réalise que M'hamed Bousetta manque à la scène, qu'Abderrahim Bouabid manquait lui et son charisme séducteur. Je réalisais qu'Abdel Krim Ghallab -quoi que présent comme invité- manquait par son poids. J'ai fini par plaindre la génération de l'indépendance. J'ai fini par m'apercevoir d'une décadence maquillée. Je ne me suis pas senti fier. Une relève qui manque en qualité et en substance. Pendant que d'autres nations consolident leurs valeurs, le désespoir fait exploser des mines humaines dans les rues. Je suis effaré du constat. Une réception diplomatique qui tourne à la correction morale dans mes esprits. La diplomatie me catapulte dans un quotidien qui récite Crescendo "Grand Bien fasse à celui qui veut changer une destinée condamnée". "Lli bgha yrbe7, l3am twile"...

    Je me rends à l'évidence que la relève n'est pas prête, la génération actuelle ne peut assurer la tant prêchée gouvernance et protection des intérêts nationaux que dans les discours encensés. Très peu de volontaires pour dépoussiérer ce pays, le reste voulant le déserter par la barque et les comptes bancaires à l'étranger. Un jour, le Maroc sera vidé de ses hommes, de ses gens. Il n'y aura plus de sujets à commander, plus de croyants répondant à l'appel de leur commandeur. Qui restera ici ? Qui sillonnera la terre rouge pour y germer le grain vert ? L'ingrat est déjà riche, et se délecte dans une île sous le soleil. Le pauvre est entre les vagues. Que reste-il ? Allah, Al Watan, Al Malik, voilà ce qui reste ! Une devise fatiguée de rester accrochée aux roches. Elle ne bouge plus, on ne la voit plus. Et pourtant elle nous regarde, elle nous parle dans son silence. Du moins, elle ME parle. Je ne sais plus ce qu'il en est de vous autres.

    Je souhaiterai être de la relève, celle qui s'indignera d'avoir un ministre de la justice dont la soeur est impliquée dans une affaire d'arnaque et de vol. Une relève qui ne voudra pas d'un ministre de l'agriculture dont le fils a déjà tué deux jeunes hommes sur la route, sans permis et saoul! Je voudrais faire partie d'une relève qui n'aura pas un ministre de l'équipement qui qualifie les syndicats des transports en commun de bouchers criminels. Et je voudrais être d'une promotion qui n'aura pas un technocrate à la tête du gouvernement.

    Je souhaite changer le destin de ce pays. Tant de souhaits, deux mains pour écrire et deux yeux pour le constat incapable d'agir.

     Les vendanges d'une nation commencent par le changement. A nous un Allah Al Watan Al Malik vivant et à nous un buste de Mariam, et non Marianne !

"Dieu ne change les hommes que lorsqu'ils changent les vices de leurs consciences"

"La Youghayyirou Llahou Ma Bi 9awmine 7atta Youghayyirou Ma Bi Anfousihim"

Par H.E.S Omar A. II - Publié dans : Les Maux du Diplomate en Herbe
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