Que la mort me vienne si bon lui semble
Me prendre le souffle après mon aveu,
Reprendre l'esprit et l'âme qui tremblent
Puisque pour une heure tu m'as rendu heureux...
J'ai appris tant d'accords et de signes
Pour en user et marquer ton impression,
Bien qu'harmonieux et luisants sur mes lignes
Mes mots hurlent crescendo mon trop plein d'affection...
Tu as été la prémisse d'un caprice hasardeux,
Et j'ai fait de toi une lyre qui ne joue que le soir,
Peut-être, ne fera-t-on jamais deux,
L'amant solitaire, et la femme au puragatoire...
O.A II
Par H.E.S Omar A. II
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"Oh Sylphide, raison des temps
Le diable, en moi, célèbre ses noces
Joies douloureuses d'antan
Chantées par l'Héautontimorouménos..."
O.A II
Ainsi parlait la dague à la joue, caressant la plaie de lame fine. Ainsi me tenait-elle en joue, de l'arme et du charme qu'elle raffine.
Trouve sur mon corps la vertu et le vice, je suis pécheresse et annonciatrice de tes supplices. Je suis Femme, je suis Amante. Trouve sur mon regard les traits de ton âme, goûte de mes lèvres le poison de mes flammes.
Par H.E.S Omar A. II
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"Phoenix, si tu renais de tes feux morts
Je m'en vais de ce pas raviver les braises!
De mes laves fondront tes remords
Ceux qui t'ont fait séjourner à la fournaise..."
O.A II
Si je retombe, blâmes et remords aux pieds d'argile. Si je succombe, je me plaindrai de naître fragile. Meurt l'Alizé au creux du blizzard, une nuit d'hiver où l'autan se fait les dents sur les plantes dociles des champs.
Demain reviendra, Messie de la nature et des vents d'accalmie. Comme l'autan dévastait les landes, le feu de Prométhée -pris de pitié pour les hommes une fois, et pour la nature sans délai- refera couler les flots paisibles, dorera la sphère pâle.
Par H.E.S Omar A. II
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"Ne dérange pas la paix de Gautama
Mort au réveil de ses amertumes,
Sur un bûcher de vertus en amas
Saluant le reigne des infortunes..."
O.A II
Entre les confins soyeux de la principauté de son père, Siddharta vit le jour. Grandit l'enfant dans les délices suaves de la court, insouciant de ce que la vie pouvait signifier au-delà des murailles de la demeurre princière.
Trois visions changèrent le jeune homme qui portait en lui l'héritage d'une famille princière enclavée dans les dogmes Hindous en un sage illuminé qui allait accomplir un dessein des plus particuliers.
L'illumination inopinée ouvre le lotus, dresse les véhicules et ravive les vieux figuiers de la méditation de l'Eveillé.
Sakyamuni Siddharta Gautama inaugure l'histoire, la paix, et l'harmonie avec soi-même.
و التين و الزيتون و طور سنين و هذا البلد الأمين
Cherchez les signes cachés... L'illumination y est.
*: à prendre avec "modération passionnelle à caractère religieux".
Par H.E.S Omar A. II
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"Je Mourrais pour vivre
Quand le corps aimera le ver
Seul, dans une tombe ivre
Grisée des chants du vent, et de mes vers...."
O.A II
C'est au temps où les miracles faisaient la foie -durant les nuits où les voix célestes rassuraient l'angoissé et apaisaient les peurs- que naquit la roche pécheresse.
Un saint parmi les saints, témoin séculaire d'un vice perpétué et d'une morale qui veille-suspendue- sur les consciences. Le dome de la roche. Au soir de l'ascension vers les sept cieux, la roche -animée de curiosité- a voulu emprunter l'élan du Buraq. La lévitation ne servira pas sa fin. Elle est condamnée depuis lors à une suspension indéfinie par celui qui est et qui sera. Entre ciel et terre. Sagesse à qui voudra, la pierre parlera...
Si les ères révolues avaient une épée de Damoclès suspendue au dessus du commun des mortels conscients du juste, la roche immortalise -de conviction tangible à l'appui- l'absolu de l'au-delà et la totale dérision de la mortalité, la nôtre...
Semez aujourd'hui, les vendanges sont pour demain.
Par H.E.S Omar A. II
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